J'ai deux heures de cours, il me faut quelque chose de prêt
La structure de tous les chapitres du roman, utilisable sur n'importe quelle situation vécue.
Tous les chapitres du roman sont construits pareil. 4 temps, toujours dans le même ordre. C'est ce qui fait qu'on peut rire d'une situation difficile sans la minimiser : on rit d'abord, on comprend ensuite, et on décide à la fin.
On raconte la situation telle qu'elle a été subie — mais en la jouant. Personne ne commente, personne n'explique. On voit la scène.
Ce que ça produit : le lecteur se reconnaît, et il rit. Le rire met la distance qu'aucune explication n'aurait posée.
Après la scène, et seulement après : qu'est-ce qui s'est passé, vraiment ? Chez moi, chez l'autre. Quelles blessures font que ce comportement existe, et pourquoi il ne peut pas marcher.
Ce que ça produit : on comprend à qui on a affaire. On arrête de chercher un coupable.
Ce que je change : ma place dans la scène, mon état d'esprit, mon comportement. Pas celui de l'autre — le mien.
Ce que ça produit : on sort du rôle qu'on tenait sans l'avoir choisi.
Une réponse concrète, dite tout de suite, en situation réelle. Une phrase courte, une limite posée, et de l'humour dedans. On répète les phrases clés jusqu'à ce qu'elles viennent toutes seules.
Ce que ça produit : j'ai compris, donc j'agis vite et clairement.
Si on commence par l'analyse, le lecteur se met à réfléchir au lieu de ressentir, et rien ne bouge.
Si on commence par le conseil, on lui dit quoi faire avant qu'il ait vu le problème : il obéit ou il résiste, mais il ne comprend pas.
Le sketch d'abord, c'est ce qui autorise la suite. On ne peut pas regarder ce qui fait mal si on n'a pas ri une fois.
Le schéma fonctionne sur n'importe quelle situation vécue par un élève : une dispute, une injustice, un moment gênant. Il n'a pas besoin du livre pour marcher.
Personne n'est obligé de raconter quelque chose de personnel. Une scène inventée, une scène de film ou une scène vue à la télévision fonctionne exactement pareil.
Et l'exercice s'arrête au troisième temps si le sujet est lourd : on ne demande jamais à quelqu'un de “passer à l'action” sur une situation qui le dépasse.
On rit d'abord.
On comprend ensuite.
On décide à la fin.
Tiré du document de travail “Consignes, plan d'un chapitre” — Le Hamac et les Colibris.